Capteur piezo
Un capteur de chevalet saisit très directement les vibrations mécaniques. Le niveau reste ainsi constant lorsque vous bougez et les autres instruments sont moins présents dans le signal.
Découvrir les capteursCapteur piezo sur le chevalet, microphone à pince fixé sur l’instrument ou microphone statique sur pied ? Les trois solutions peuvent parfaitement fonctionner, mais elles transmettent des composantes différentes du son de l’instrument. La scène, le studio, le niveau sonore, la liberté de mouvement et le risque de larsen déterminent donc quelle solution de prise de son convient le mieux.
Un capteur de chevalet saisit très directement les vibrations mécaniques. Le niveau reste ainsi constant lorsque vous bougez et les autres instruments sont moins présents dans le signal.
Découvrir les capteursLe microphone reste fixé à l’instrument et capte aussi les composantes aériennes et la résonance de la caisse. Idéal lorsque liberté de mouvement et détails acoustiques sont tous deux importants.
Microphones à pinceUne plus grande distance permet au son de l’instrument de se former dans son ensemble. Pour les prises classiques notamment, caisse de résonance et acoustique de la pièce peuvent se fondre plus naturellement.
Microphones de studioDes systèmes radio spécifiques pour violon et alto associent prise de son, émetteur et récepteur et évitent ainsi le câble d’instrument sur scène.
Solutions sans fil| Caractéristique | Capteur piezo | Microphone à pince | Microphone sur pied |
|---|---|---|---|
| Son | direct, présent | plus acoustique, détaillé | ouvert et spatial |
| Mouvement | très libre | très libre | la position de jeu doit rester relativement constante |
| Larsen | comparativement facile à contrôler | dépend du retour et de la position | dépend davantage de la pièce et du niveau sonore |
| Part de la pièce | faible | moyenne | librement réglable |
| Configuration | capteur, préampli/DI en option | microphone, alimentation/adaptateur | microphone, pied, XLR, préampli |
| Utilisation typique | groupe, scène, effets | live, théâtre, ensemble | studio, classique, prise d’ambiance |
Un capteur piezo réagit aux mouvements mécaniques. Sur de nombreux instruments à cordes, il est placé dans ou sur une aile du chevalet et capte ainsi très directement l’énergie des cordes.
De nombreux capteurs ajoutables pour instruments à cordes sont passifs et ne nécessitent aucune pile. Un préampli adapté peut ensuite amplifier et modeler le signal avec une impédance appropriée.
Les systèmes à pince peuvent être montés sans modification permanente. Les systèmes intégrés à un nouveau chevalet nécessitent en revanche un ajustement professionnel.
Le capteur et la prise ne doivent endommager ni le vernis ni le chevalet. En cas de doute sur l’ajustement ou le travail du chevalet, une installation professionnelle est recommandée.
Un microphone capte le son aérien et pas uniquement les vibrations du chevalet. Les résonances de la table, du fond et de la caisse font ainsi davantage partie du signal.
Les microphones statiques sont particulièrement intéressants pour les instruments à cordes, car ils reproduisent avec précision les transitoires rapides, les bruits fins de l’archet et les nuances dynamiques. Un microphone à pince conserve une position constante, tandis qu’un microphone sur pied permet davantage de distance et de son ambiant.
Cette restitution naturelle s’accompagne d’une plus grande sensibilité au niveau des retours, à l’acoustique de la pièce et aux instruments voisins. En live, la directivité doit donc être prise en compte dans le positionnement des retours.
Un microphone à pince peut être orienté vers le chevalet ou la table. Une trop grande proximité accentue les bruits d’archet et mécaniques ; un peu plus de distance donne souvent un son plus équilibré.
Un bon point de départ se situe sous le chevalet, entre la table et les cordes. En direction de l’ouïe, le niveau augmente souvent, tandis qu’une plus grande distance apporte davantage de résonance globale.
La contrebasse nécessite suffisamment de distance pour que les résonances graves ne soient pas captées uniquement de façon ponctuelle. Les microphones à pince doivent être fixés solidement et ne gêner ni les cordes ni le mouvement de l’archet.
Commencez à une distance modérée et écoutez l’instrument dans la pièce. Déplacez d’abord le microphone avant d’effectuer d’importantes corrections d’égalisation.
| Instrument | Groupe live | Ensemble acoustique | Studio |
|---|---|---|---|
| Violon | piezo ou pince | pince ou pied | microphone sur pied |
| Alto | capteur violon/alto | microphone à pince | microphone statique |
| Violoncelle | piezo de chevalet | microphone à pince | pied ou combinaison |
| Contrebasse | capteur pour contrebasse | microphone à pince pour basse | microphone à distance |
Une entrée instrument à haute impédance ou un préampli acoustique adapté peut mieux interfacer les systèmes piezo passifs. Un égaliseur, un filtre notch et une inversion de phase aident également pour le son live et le contrôle du larsen.
De nombreux microphones statiques nécessitent une alimentation fantôme de 48 volts. Certains microphones à pince utilisent un mini-XLR et nécessitent un adaptateur spécifique vers une entrée XLR normale.
Une interface audio assure la préamplification et la conversion vers l’ordinateur. Des modes séparés microphone, instrument et Hi-Z sont pratiques.
Les musiciens qui se déplacent beaucoup bénéficient d’une liaison sans fil. Des systèmes spécialisés associent prise de son et transmission radio, réduisant ainsi la traction d’un câble sur l’instrument.
Si l’impédance d’entrée est inadaptée, le son peut devenir fin ou dur. Une entrée Hi-Z appropriée ou un préampli acoustique est alors utile.
Trop de bruit d’archet, trop peu de corps ou un son agressif peuvent souvent être corrigés plus efficacement en déplaçant le microphone de quelques centimètres.
Le chevalet est un élément acoustique et mécanique essentiel. Si des évidements doivent être adaptés ou si un nouveau chevalet équipé d’un capteur doit être monté, cela doit être réalisé professionnellement.
Pour une scène bruyante et une liberté de mouvement maximale, un capteur est particulièrement pratique. Un microphone restitue davantage la caisse et le son aérien et convient donc parfaitement aux applications live et studio naturelles.
Oui. Plusieurs capteurs de chevalet ou à pince peuvent être montés sans modification permanente. Un microphone à pince constitue une autre solution.
Pas systématiquement, mais les capteurs piezo passifs bénéficient souvent d’un préampli à haute impédance ou d’une entrée instrument adaptée.
Les causes possibles sont la position de montage, la pression exercée sur le capteur, l’impédance d’entrée et l’égalisation. Contrôlez d’abord le montage mécanique et la chaîne du signal avant d’appliquer de fortes corrections d’EQ.
Un point de départ éprouvé se situe entre le chevalet et le cordier, orienté sous le chevalet. La position exacte est ensuite adaptée selon la proportion souhaitée de caisse, d’archet et d’ouïe.
Un microphone statique à pince spécialement conçu offre sur scène une distance constante. En studio, un microphone placé plus loin peut restituer plus naturellement la grande caisse de résonance.
De nombreux modèles nécessitent une alimentation fantôme de 48 V. Pour certains microphones à pince, un adaptateur spécifique du fabricant entre mini-XLR et XLR peut également être nécessaire.
Oui. Les microphones se raccordent à une entrée micro adaptée, les capteurs passifs idéalement à une entrée instrument ou Hi-Z correspondante.
Un bon microphone statique placé à une certaine distance constitue souvent le point de départ le plus naturel, car il peut saisir simultanément la caisse de résonance et la pièce.
Pour les déplacements sur scène, le théâtre et les spectacles. En studio ou à une place fixe dans un orchestre, une connexion filaire reste généralement plus simple.
Oui. Le capteur peut fournir une base directe et stable, tandis que le microphone ajoute la caisse et l’espace acoustique. Les deux signaux doivent toutefois être soigneusement adaptés en niveau, phase et égalisation.
Les capteurs piezo sont particulièrement efficaces lorsqu’un signal constant et direct ainsi qu’un comportement contrôlable sur une scène bruyante sont recherchés. Les microphones à pince associent liberté de mouvement et davantage de composantes acoustiques, tandis qu’un microphone sur pied offre en studio la plus grande liberté de distance et de son ambiant.
Pour le violon et l’alto, il existe aussi bien des capteurs temporaires que des systèmes sans fil spécifiques. Le violoncelle et la contrebasse bénéficient de capteurs ou microphones à pince adaptés aux dimensions de leur chevalet et de leur caisse.
La chaîne du signal complète reste finalement déterminante : capteur, microphone, préampli, alimentation fantôme, sans-fil, interface et console doivent être compatibles sur les plans électrique et sonore. Une chaîne pensée comme un ensemble permet d’obtenir un son d’instrument à cordes contrôlable en concert, en répétition et en enregistrement.
Retrouvez d’autres conseils sur les instruments à cordes, les instruments à vent, le studio, l’enregistrement et la technique événementielle dans l’univers central des guides Musikhaus Korn.